Cf. (C’est le sens de l’italien basta). Cette comédie, qui a eu dès sa première représentation un vif succès, est avant tout une critique de la médecine de l’époque. Edition du texte cité en titre. MARTINE.- C’est bien à toi, vraiment, à te plaindre de cette affaire : devrais-tu être un seul moment, sans rendre grâces au Ciel de m’avoir pour ta femme, et méritais-tu d’épouser une personne comme moi ? morbleu, ne me fais point parler là-dessus, je dirais de certaines choses... SGANARELLE.- Baste [i] Baste : suffit ! Ah ! LUCAS.- Testigué, velà justement, l’homme qu’il nous faut : allons vite le charcher. Cf. Nous finissons notre article Résumé scène par scène du médecin malgré lui - Molière avec le dernier acte de la pièce composé de 11 scènes !. ah ! Il n’y a pas trois semaines, encore, qu’un jeune enfant de douze ans, tomba du haut du clocher, en bas, et se brisa, sur le pavé, la tête, les bras et les jambes. VALÈRE.- Hé bien ! MARTINE.- Qu’appelles-tu bien heureuse de te trouver ? SGANARELLE.- C’est pour ne me point ennuyer. La Comédie de proverbes d’Adien de Montluc, comte de Cramail, II, 6 : "Si tu m’importunes davantage, tu me déroberas un soufflet.". (Il boit, et dit après avoir bu.) SGANARELLE.- Que maudit soit le bec cornu [i] Bec cornu (ou beque cornu), transcription de l’italien becco cornuto (bouc, cornard). [i] Parguenne : Lucas parle le patois paysan des environs de Paris qu’on a déjà entendu au IIe acte de Dom Juan. Il lui mit, l’ayant vue, une petite goutte de je ne sais quoi dans la bouche : et dans le même instant, elle se leva de son lit, et se mit, aussitôt, à se promener dans sa chambre, comme si de rien n’eût été. VALÈRE.- Je vous demande pardon de toute mon âme. Qu’ils sont doux Un médecin qui a guéri. Je sais bien qu’une femme a toujours dans les mains de quoi se venger d’un mari : mais c’est une punition trop délicate pour mon pendard. Allons, Monsieur. SGANARELLE, présentant sa bouteille à Valère.- Tenez cela vous : voilà où je mets mes juleps [i] Julep (prononcé julet dans le peuple) : "potion douce et agréable qu’on donne aux malades" (Furetière). Adresse : 1 av. Vos petits glougloux ! VALÈRE.- Nous vous conduirons. (1682). Ici il pose la bouteille à terre, et Valère se baissant pour le saluer, comme il croit que c’est à dessein de la prendre, il la met de l’autre côté : ensuite de quoi, Lucas faisant la même chose, il la reprend, et la tient contre son estomac, avec divers gestes qui font un grand jeu de théâtre.- Ils consultent en me regardant. MARTINE.- Voyez un peu l’habile homme, avec son benêt d’Aristote. (1734). . La force brutale n'est pas le moyen de parvenir à la vérité. SGANARELLE.- Non, en conscience, vous en payerez cela. [i] Julep (prononcé julet dans le peuple) : "potion douce et agréable qu’on donne aux malades" (Furetière). du Général de Gaulle 38120 Saint-Egrève. LUCAS.- Le velà tout craché, comme on nous l’a défiguré. VALÈRE.- Puisque vous le voulez, il faut s’y résoudre [36] VAR. 1. C’est donc le médecin des perroquets ? [24] La médecine universelle : le remède universel, la panacée. 1694). Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. .- Nous sommes bien heureux d’avoir fait cette rencontre : et j’en conçois, pour moi, la meilleure espérance du monde. (1682). Il s'incarne de façon diverse, Nous allons voir sous quelles formes il survient: – Acte 1 Scène 1 et 2: Le thème de l'amour apparaît en premier lieu par la scène de ménage, en ouverture de la pièce de théâtre. SGANARELLE.- C’est ma femme, et non pas la vôtre. Pensez à partager les vidéos que vous aimez ! MARTINE.- Je te montrerai bien que je ne te crains nullement. SGANARELLE.- Vous n’avez rien à me commander. ... Frère Unique le Duc d'Orléans, de faire imprimer, vendre et débiter un[e] comédie par lui composée, intitulée Le Médecin malgré lui, pendant sept années : Et défenses sont faites à tous autres de l'imprimer, ni vendre d'autre édition que … LUCAS.- Tout ce tripotage [i] Tripoter, c’est "mêler plusieurs choses ensemble" (Furetière) ; un tripotage est donc le fait de tout mélanger, de tout confondre. J’aime mieux consentir à tout, que de me faire assommer. SGANARELLE.- Messieurs, en un mot, autant qu’en deux mille, je vous dis, que je ne suis point médecin. SGANARELLE.- Non, la peste m’étouffe ! VALÈRE.- Comment ? MARTINE.- Que maudit soit l’heure et le jour, où je m’avisai d’aller dire oui. Valère et Lucas cherchent un médecin pour guérir Lucinde, la fille de Géronte, qui est devenue muette. Un médecin qui a guéri. N’oubliez pas qu’il est impossible de travailler un texte sans l’œuvre complète. (Rabelais, Gargantua, XXII). MARTINE.- Crois-tu que je m’épouvante de tes paroles ? SGANARELLE.- Vous en pourrez trouver autre part, à moins : il y a fagots, et fagots. Nous contacter 04 76 56 53 18. Un voisin essaie de les séparer… Martine fait semblant de pardonner à son mari, mais elle veut se venger. [27] Le texte de 1667 porte : c’est assez travaillé pour un coup. SGANARELLE.- Parbleu, venez-en à tout ce qu’il vous plaira, je ne suis point médecin : et ne sais ce que vous me voulez dire. Découvrir le médecin malgré lui; Notes sur le décor // Expliquer à quoi ressemble une scène de théâtre au XVIIème siècle (polycopié). ? Acte 1 Scène 1 Analyse Médecin Malgré Lui De Molière Page 9 sur 50 - Environ 500 essais Travail de fin d'étude don juan et ses variations Situation typique d'un conflit amoureux. Un habit jaune et vart ! VALÈRE.- Et de grâce, où pouvons-nous le rencontrer ? SABINE.- Vraiment, il y a bien des nouvelles. On la tenait morte, il y avait déjà six heures : et l’on se disposait à l’ensevelir, lorsqu’on y fit venir de force, l’homme dont nous parlons. SGANARELLE.- Médecin vous-même : je ne le suis point, et ne l’ai jamais été. Il existe une certaine ressemblance entre cette conclusion et le début de la pièce, puisque Sganarelle, dans la scène 1, croyait l'emporter sur Martine grâce à la violence, alors qu'en réalité le mensonge de sa femme allait déterminer son destin. (1819). MARTINE.- Crois-tu que je m’épouvante de tes paroles ? (1734). LUCAS.- À quoi bon, nous bailler la peine de vous battre ? VALÈRE.- Qui s’amuse à cueillir des simples, voulez-vous dire ? [6] VAR. Allons, morbleu, il ne faut point engendrer de mélancolie. s’abaisse à parler de la sorte ? VALÈRE.- Monsieur, c’est se moquer que... SGANARELLE.- Je ne me moque point, je n’en puis rien rabattre. Ah, ah. Le thème de l'amour survient plusieurs fois tout au long du déroulement de l'histoire. [29] Pour une construction analogue, voyez le vers 945 du Dépit amoureux et le vers 68 de Sganarelle ou le cocu imaginaire. , j’en sis fâché, franchement. j’y consens de tout mon cœur. [38] VAR. Une scène de ménage dégénère en éclats de rire. Hé bien, Messieurs, oui, puisque vous le voulez, je suis médecin, je suis médecin, apothicaire encore, si vous le trouvez bon. Plusieurs médecins ont déjà épuisé toute leur science après elle : mais on trouve, parfois, des gens avec des secrets admirables, de certains remèdes particuliers, qui font le plus souvent, ce que les autres n’ont su faire, et c’est là, ce que nous cherchons. Nous corrigeons d’après l’édition de 1682.  : prenons un peu d’haleine. SGANARELLE.- Ma foi, je ne l’ai pas trouvée. C’est un homme qui fait des miracles. (1734). SGANARELLE.- Je gagnerai ce que je voudrai ? Le médecin malgré lui : captation vidéo (19 juin 1990) / Dario Fo, mise en scène ; Molière, texte ; Arturo Corso, assistance à la mise en scène ; Nathalie Léger, assistance à la mise en scène ; Claude Lemaire, décors ; Claude Lemaire, costumes ; Dominique Bruguière, éclairages ; Michel Frantz, direction musicale ; … VALÈRE.- Ne parlons point de cela, s’il vous plaît. MARTINE.- Que j’endure éternellement, tes insolences, et tes débauches ? Le Medecin Malgre Lui Acte 1 Scene 1 Page 47 sur 50 - Environ 500 essais Fgh, gd ... De ce fait, l’auteur donne plus de force à son plaidoyer en faveur du théâtre et entraîne malgré lui le public à adhérer à son point de vue. Baste : suffit ! SGANARELLE.- Ô la grande fatigue que d’avoir une femme : et qu’Aristote a bien raison, quand il dit qu’une femme est pire qu’un démon ! Cours au format PDF Télécharger. SGANARELLE.-Non je te dis que je n’en veux rien faire ; et que c’est à moi de parler et d’être le maître. SGANARELLE.- Donne-leur le fouet. MARTINE.- Et que veux-tu pendant ce temps, que je fasse avec ma famille ? (1682). Un homme qui me réduit à l’hôpital, un débauché, un traître qui me mange tout ce que j’ai ? La Vence Scène. LÉANDRE.-Il me semble que je ne suis pas mal ainsi, pour un apothicaire : et comme le père ne m’a guère vu, ce changement d’habit, et de perruque, est assez capable, je crois, de me déguiser à ses yeux. SGANARELLE.- Que maudit soit le bec cornu de notaire qui me fit signer ma ruine. VALÈRE.- Quoi ? . Que tu m’as donnés. Je veux une vengeance qui se fasse un peu mieux sentir : et ce n’est pas contentement, pour l’injure que j’ai reçue. Le Médecin malgré lui 4 5 rÉsuMÉ DE LA PIèCE ACTE 1 Sganarelle et sa femme, Martine, se disputent. La Bnbox, un site à l'ancienne, comme on n'en fait plus. LUCAS.- Mais quelle fantaisie s’est-il boutée là dans la tête, puisque les médecins y avont tous perdu leur latin ? Il est question d’aller voir une fille, qui a perdu la parole. Sabine, quel conseil me donneras-tu [1] VAR. MARTINE.- Qu’appelles-tu bien heureuse de te trouver ? L'habit fait le médecin, et les amoureux sont heureux.On oublie trop souvent que Molière a écrit le " Médecin malgré lui " la même année que le " Misanthrope " en 1666. Est-il bien assuré que je sois médecin ? (1682). MARTINE.- Et qui du matin jusqu’au soir, ne fait que jouer, et que boire. qu’un homme si savant, un fameux médecin, comme vous êtes, veuille se déguiser aux yeux du monde, et tenir enterrés les beaux talents qu’il a ? où faut-il se transporter ? ( Déconnexion /  SGANARELLE.- Non je te dis que je n’en veux rien faire ; et que c’est à moi de parler et d’être le maître. LUCAS.- Pourquoi toutes ces fraimes-là ? (1734). Il faut donc s’y résoudre. Il chante. Mais pour ceux que je fais... VALÈRE.- Eh ! Un homme qui me réduit à l’hôpital, un débauché, un traître qui me mange tout ce que j’ai ? je suis médecin, sans contredit : je l’avais oublié, mais je m’en ressouviens. Dramaturge, metteur en scène et comédien italien, Dario Fo est [15] Nourricier : "le mari de la nourrice" (Furetière). Molière, Le Médecin malgré lui, mise en scène de Jean Liermier (théâtre Nanterre-Amandiers), 2007. SGANARELLE, se tournant vers Valère, puis vers Lucas.- Oui, et non, selon ce que vous lui voulez. entre sur le théâtre en chantant, et tenant une bouteille.-, Salé : qui porte à boire. (1734). L'arrivée de M. Robert, un voisin venu réconcilier les époux, met un terme à la dispute, Sganarelle et Martine se retournant contre lui. de commission : et je ne sais pas moi, ce que je pensons attraper. L'occasion lui en est donnée par l'arrivée de Valère et de Lucas, les valets de Géron… Touche là [9] Touche la : au XVIIe siècle, donner la main à quelqu’un est signe d’accord, d’alliance ou, comme ici, de réconciliation. VALÈRE.- Monsieur, nous sommes ravis de vous voir. MARTINE.- Et que veux-tu pendant ce temps, que je fasse avec ma famille ? SGANARELLE.- Ô la grande fatigue que d’avoir une femme : et qu’Aristote a bien raison, quand il dit qu’une femme est pire qu’un démon [1] Faut-il préciser qu’Aristote n’a jamais rien dit de pareil ? LUCAS à Valère, sans voir Martine. LUCAS [12] VAR. Qu’ils sont doux point davantage, et confessez à la franquette, que v’êtes [35] VAR. Je vous parle sincèrement, et ne suis pas homme à surfaire. (Là ils recommencent de le battre.) MARTINE.- Qui m’a ôté jusqu’au lit que j’avais. [36] VAR. Je vois bien qu’il se faut servir du remède. [30] Boutez dessus : mettez dessus, couvrez-vous. M. ROBERT. ! C’est donc le médecin des perroquets ? Je vois bien qu’il se faut servir du remède. MARTINE.- Et que je ne sache pas trouver le moyen de te ranger à ton devoir ? (1682). SGANARELLE: Non, je te dis que je n'en veux rien faire, et que c'est à moi de parler et d'être le maître. Les personnages, tout comme le spectateur, sont, à … [i] Baste : suffit ! , laissons là ce chapitre, il suffit que nous savons ce que nous savons : et que tu fus bien heureuse de me trouver. (1682). Sganarelle frappe Martine. MARTINE.- Que j’endure éternellement, tes insolences, et tes débauches ? Souriez ! Merci de regarder mes vidéos ! Avertissez-moi par e-mail des nouveaux articles. Hé ! LUCAS.- Palsanguenne, velà un médecin qui me plaît ; je pense qu’il réussira ; car il est bouffon. Sénèque, à la suite d’Aristote : "Il n’y a jamais eu de grand génie sans mélange de folie" (. SGANARELLE.- Ô la grande fatigue que d’avoir une femme : et qu’Aristote a bien raison, quand il dit qu’une femme est pire qu’un démon [1] Faut-il préciser qu’Aristote n’a jamais rien dit de pareil ? Sénèque, à la suite d’Aristote : "Il n’y a jamais eu de grand génie sans mélange de folie" (De Tranquillitate animi). ACTE III, SCÈNE PREMIÈRE. C’est donc, le médecin des paroquets [21] VAR. il faut bien obéir à notre maître : et puis, nous avons intérêt, l’un et l’autre, à la santé de sa fille, notre maîtresse, et, sans doute, son mariage différé par sa maladie, nous vaudrait [16] VAR. (Puis se tournant vers Lucas en crachant.) SGANARELLE.- Il est vrai que tu me fis trop d’honneur : et que j’eus lieu de me louer la première nuit de nos noces. ( Déconnexion /  SGANARELLE.- Tu t’en lèveras plus matin. Molière, Le Médecin malgré lui, acte I, scène 1 Paraissant sur le théâtre en se querellant. Vous ne pouviez jamais vous mieux adresser, pour rencontrer ce que vous cherchez : et nous avons ici, un homme [18] VAR. MARTINE.- Traître, insolent, trompeur, lâche, coquin, pendard, gueux, bélître, fripon, maraud, voleur… ! Il passe ensuite vers le mari, qui, pareillement, lui parle toujours, en le faisant reculer, le frappe avec le même bâton, et le met en fuite, il dit à la fin.- Compère, je vous demande pardon de tout mon cœur, faites, rossez, battez, comme il faut, votre femme, je vous aiderai si vous le voulez. vous en voulez, donc. Textes & Scènes de Théâtre / Dialogues de Cinéma / Séries / Littérature / Philo / Poésie…. après m’avoir ainsi battue ! MARTINE.-Voyez un peu l’habile homme, avec … N’oubliez pas qu’il est impossible de travailler un texte sans l’œuvre complète. ma petite friponne, que je t’aime, mon petit bouchon [i] Mon petit bouchon : expression tendre que Sganarelle adresse à Isabelle dans L’École des maris (II, 9, v. 769). MARTINE.- Mais souvenez-vous bien au moins, de l’avertissement que je vous ai donné. Cette pièce passe pour une farce un peu lourde, ce qu'elle n'est pas du tout, bien au contraire. Nous corrigeons d’après l’édition de 1682. vous en voulez, donc. VALÈRE.- Ah ! . Que voulez-vous dire ? , je ne sais combien de maladies. par cœur. , comme tous les diables [28] VAR. Le médecin malgré lui (The Doctor in spite of himself; sometimes also called The Mock Doctor) is an opéra comique in three acts by Charles Gounod to a French libretto by Jules Barbier and Michel Carré after Molière's play, also entitled Le Médecin malgré lui Le plan conçu par Martine fonctionne : Valère et Lucas transforment le fagotier en médecin, à grands coups de bâton ( Scène 5 ). SGANARELLE.- Voilà le vrai moyen de vous apaiser. SGANARELLE.- Diable emporte, si je le savais ! SGANARELLE.- Tu es une folle, de prendre garde à cela. Il y a six mois, qu’une femme fut abandonnée de tous les autres médecins. MARTINE.- Qui me demandent à toute heure, du pain. SGANARELLE, à part.- Ouais, serait-ce bien moi qui me tromperais, et serais-je devenu médecin, sans m’en être aperçu ? .- Ah, ah, ah, ah. Elle lui donne un soufflet. Horace qui est libéral, a bonne part aux prétentions qu’on peut avoir sur sa personne : et quoiqu’elle ait fait voir de l’amitié pour un certain Léandre, tu sais bien que son père n’a jamais voulu consentir à le recevoir pour son gendre. L'ancien fagotier a l'audace de se faire prier par Géronte pour accepter ses honoraires, ce qui donne lieu à un amusant jeu de scène ( Scène 4 ). Vous pouvez acheter le livre en ligne et le récupérer dans la librairie la plus proche via ce lien Place des Libraires : Le Médecin malgré lui − Molière, → Voir aussi notre liste de textes et de scènes issus du théâtre, du cinéma et de la littérature (pour une audition, pour le travail ou pour le plaisir). ( Déconnexion /  [i] Mon petit bouchon : expression tendre que Sganarelle adresse à Isabelle dans L’École des maris (II, 9, v. 769). MARTINE.- Qui me demandent à toute heure, du pain. SGANARELLE.- Ma chère moitié, vous avez envie de me dérober quelque chose. VALÈRE.- Monsieur, nous savons les choses. Un habit jaune et vart ! Texte au format PDF Télécharger. [19] Quinteux : "capricieux, fantasque" (Furetière). MARTINE, seule.- Va, quelque mine que je fasse, je n’oublie pas [10] VAR. SGANARELLE.- Oui, habile homme, trouve-moi un faiseur de fagots, qui sache, comme moi, raisonner des choses, qui ait servi six ans, un fameux médecin, et qui ait su dans son jeune âge, son rudiment [2] Le rudiment est un "petit livre qui contient les principes de la langue latine." Je vois bien qu’il se faut servir du remède. VALÈRE.- C’est une chose admirable, que tous les grands hommes ont toujours du caprice, quelque petit grain de folie mêlé à leur science [20] Cf. MARTINE.- Et qui du matin jusqu’au soir, ne fait que jouer, et que boire. SGANARELLE.- Ah ! , le plus merveilleux homme du monde, pour les maladies désespérées. VALÈRE.- De grâce, Monsieur, ne dissimulez point avec nous. (Acad. SGANARELLE.- Ma petite femme, ma mie, votre peau vous démange, à votre ordinaire. (1682). ... Mon sort... ferait... bien des.... jaloux, Il va vêtu d’une façon extravagante, affecte, quelquefois, de paraître ignorant, tient sa science renfermée, et ne fuit rien tant tous les jours, que d’exercer les merveilleux talents qu’il a eus du Ciel, pour la médecine.